Notre-Dame-de-Grâce : le silence des adultes face au harcèlement

Le silence des adultes face au harcèlement peut devenir une part durable de la mémoire d’enfance. Dans cet article lié à Nous étions deux, Artagan revient sur Notre-Dame-de-Grâce pour interroger le rejet, l’isolement et ce qui se produit lorsque les adultes ne voient pas, ne comprennent pas ou n’agissent pas.
Key takeaways

  • Le harcèlement est abordé à travers la mémoire d’enfance et le silence des adultes.
  • Le texte relie rejet, isolement et absence de protection.
  • Cette expérience éclaire certains thèmes de Nous étions deux sans résumer le livre.
  • L’article constitue une porte d’entrée thématique vers le récit et son achat.

Le Journal d’Artagan · Nous étions deux

À Notre-Dame-de-Grâce, le narrateur de Nous étions deux entre seul en classe de cinquième dans un internat où les persécutions, les humiliations et les violences deviennent quotidiennes. Le récit interroge surtout le silence d’adultes informés, mais qui ne protègent pas l’enfant âgé de douze à treize ans.

Pourquoi Notre-Dame-de-Grâce est-il central dans Nous étions deux ?

Cette période marque le passage d’une enfance vécue à deux à une épreuve affrontée seul. La fraternité demeurait jusque-là un refuge fragile. À l’internat, ce lien protecteur disparaît physiquement. Ce changement donne aussi une autre portée au titre Nous étions deux : l’absence du frère n’est plus seulement une séparation, elle modifie la manière dont l’enfant affronte ce qui lui arrive.

Dans le récit d’Artagan, cette solitude permet de comprendre pourquoi certains souvenirs restent si précis. Quand aucun proche n’est là pour partager l’épreuve, chaque lieu, chaque silence et chaque réaction des adultes prennent une importance particulière.

Adolescent seul devant l’entrée sombre d’un internat
Seul devant l’institution : l’entrée ouvre un chapitre de peur et d’isolement.

Comment le harcèlement est-il décrit ?

Le harcèlement n’est pas présenté comme une suite d’incidents isolés. Les humiliations se répètent, la violence physique rejoint la violence morale et la victime comprend que sa parole ne suffit pas à provoquer l’intervention des adultes.

Cette répétition est essentielle : elle transforme la peur ponctuelle en attente permanente. L’enfant ne sait plus seulement ce qui peut lui arriver ; il apprend à anticiper les lieux, les moments et les personnes susceptibles de faire recommencer la violence. L’internat, qui devrait être un cadre de vie et d’apprentissage, devient alors un espace dont il faut sans cesse se méfier.

Lorsqu’un adulte voit et ne fait rien, son silence peut être vécu par l’enfant comme une autorisation donnée à la violence.

Pourquoi l’inaction des adultes aggrave-t-elle les violences ?

Les adultes représentent l’autorité capable de poser une limite. Leur inaction retire cette limite. L’enfant ne doit plus seulement éviter ses agresseurs : il doit aussi comprendre pourquoi ceux qui ont pour fonction de le protéger détournent le regard.

C’est ce second abandon que le récit cherche à rendre visible. Pour un enfant, demander de l’aide suppose encore de croire qu’un adulte peut intervenir. Lorsque cette démarche n’aboutit pas, la confiance se fragilise et le sentiment d’isolement augmente. Le silence devient ainsi une partie de l’expérience racontée, au même titre que les actes de harcèlement eux-mêmes.

Que signifie être seul à douze ou treize ans dans un internat ?

L’internat occupe presque toute la vie quotidienne : les cours, la cour, les repas et le dortoir. Il n’existe pas de véritable sortie lorsque la violence s’installe dans chacun de ces lieux. Le soir ne referme pas la journée ; il prolonge l’enfermement.

À cet âge, quelques mois peuvent compter énormément. Être séparé de son frère signifie aussi ne plus disposer de celui avec qui les expériences précédentes avaient été partagées. Cette absence explique pourquoi la fraternité reste présente dans ce chapitre même lorsque le frère n’est pas physiquement là.

Adolescent seul sur un lit d’internat
Dans le dortoir, l’absence du frère transforme la solitude en enfermement intérieur.

Pourquoi Artagan raconte-t-il cette période ?

Écrire permet de rendre visible ce qui avait été maintenu dans le silence. Artagan replace l’expérience dans le regard d’un enfant, avec son âge, sa solitude et ses tentatives concrètes pour obtenir de l’aide. Le récit refuse que l’histoire disparaisse parce qu’elle dérange.

Cette démarche rejoint plus largement la façon dont Artagan explique son rapport à l’écriture : transformer des souvenirs, des épreuves ou des situations difficiles en récit pour leur donner une forme transmissible. Dans Nous étions deux, la mémoire familiale et la fraternité permettent ainsi de raconter ce qui a été vécu sans réduire le livre à une seule épreuve.

Questions fréquentes

Quel âge a le narrateur ?

Il est en cinquième et a environ douze à treize ans.

Son frère est-il avec lui ?

Non, il affronte cet internat sans son frère.

Pourquoi le silence des adultes est-il important dans le récit ?

Parce que l’enfant attend de l’institution et des adultes qu’ils posent une limite. Leur absence de réaction renforce son sentiment d’être seul face aux violences.

Où retrouver l’histoire ?

Dans Nous étions deux, le récit d’Artagan.

Découvrir Nous étions deux

Read this article in English · Écrit par Artagan · Mis à jour le 1er septembre 2026 · Témoignage et récit personnel

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